Nouvelles du front (de liberation des manchots)

Salut à tous !

Petit billet pour faire le point sur les projets que j’ai en cours, puisque ça ne vous a pas échappé, je suis passé du côté obscur de la politique, à défendre de sombres idéaux anarchistes.

J’ai donc passé pas mal de temps récemment à me farcir d’excellentes vidéos de Learn Liberty, Adam Smith Institute ou Mises Media (que je vous recommande tous trois). Ces chaines sont -je trouve- un excellent moyen d’expliquer et de partager les idées de liberté, et il nous manque quelque chose de similaire en français. L’Institut Coppet réalise des sous-titrages de certaines précédemment citées, mais ces vidéos restent focalisées sur les États-Unis ou la Grande Bretagne.

Je lance donc Le French Libertarien, chaine Youtube où j’essaierai d’expliquer ces idées de liberté, en français, avec un regard français (depuis Dublin, mais c’est un détail). Pour l’instant je n’ai pas de vidéo, j’attends d’avoir du matériel décent, pas envie de faire une chaîne avec ma webcam…
En attendant, n’hésitez surtout pas à me communiquer des remarques / questions / suggestions / idées que je pourrais intégrer :)

En parallèle, aussi en préparation, The Libertarian, qui sera un blog participatif de nouvelles et points de vues sur la liberté où j’essaierai de rassembler des plumes de toute l’Europe. Si vous êtes intéressés, faites signe :)

Plafonner les allocs, Laffer – Ajouter du complexe au complexe

Salux !Flattr this

Je n’ai franchement pas d’avis sur le montant des allocations familiales. Peut-être sont-elles trop élevées, trop faibles, ce n’est pas l’objet de mon propos. Je suis juste déçu de cette piste d’ajouter une dégressivité dans le montant.

En effet, on a déjà un IR totalement illisible avec toutes ses tranches (existantes et à venir) et niches fiscales, dont le but premier était d’être progressif pour que chacun paye selon ses capacités. Soit. Dans l’idée, je trouve cela logique.

Mais conditionner les allocations familiales au niveau de revenu est cacher la poussière sous le tapis. Toutes les aides devraient être d’un montant égal, puisque l’impôt progressif « corrige » déjà les écarts de revenus. Si vous voulez retirer (admettons) 100€ aux couples gagnant X euros annuels, gardez le même montant d’allocs mais ajoutez la même somme aux impôts.

Cet éparpillement est bien pratique, car cette ponction indirecte est bien moins dolore qu’une augmentation du taux d’imposition direct. Tout comme les charges sont divisées en charges patronales et salariales pour masquer qu’on vous soutire 50% de vos revenus avant de parler du net imposable…

Je n’ai pas besoin d’expliquer que le système d’imposition aurait besoin d’une « légère » simplification… Il est quasi impossible d’obtenir de statistique lisible tant les possibilités sont nombreuses.

Autre chose, le patron de Renault va baisser son salaire pour ne pas payer la tranche à 75%. Bravo, il paiera moins de cotisations et les impôts enregistreront moins de recettes. Parfaite illustration de la courbe de Laffer. Si vous avec un quelconque effet concret pour ses salariés signalez-le moi, je n’en vois aucun…

Le Manchot Enragé

 

La presse a gagne face a Google ? Pas tout a fait…

Amis journalistes bonjour,

Auriez-vous gagné contre Google ? Une bataille certes, mais pour la guerre, vous avez perdu d’avance.

Cela fait maintenant plusieurs années que vous vous battez avec acharnement, contre ce méchant Google car il a la malhonnêteté de vous apporter des visiteurs sans vous payer !

Timidement vous êtes arrivés sur le web. Très timidement, car vous ne pouviez profiter de vos taux de TVA réduits (certains d’ailleurs ont pris le risque de se mettre hors-la-loi pour mettre en évidence cette absurde différence). Très timidement, aussi, car cela demandait de votre part une remise en cause profonde de l’organisation, du planning de publication (fini le quotidien, bonjour le temps réel), une formation de la part des journalistes, dont je ne doute pas le potentiel de réfraction vis-à-vis de l’outil informatique (quoique sur ce point c’est un caractère commun à tous les métiers), du financement…

Donc, disons-le clairement, à l’heure d’aujourd’hui, en 2013, vous avez raté le coche d’Internet. Aucun magazine français en ligne n’a fait l’effort d’une approche nouvelle de la presse, adaptée au web et aux usages numériques. Comprenons-nous, mettre un bouton « Like » ou « Tweet » ne suffisent pas. Il y a, certes, quelques innovations intéressantes ; le Live du Monde, l’intégration des vidéos (ré-vo-lu-tion-nai-re !)… Et surtout, les blogs.

Ah ces fameux blogs ! Vous les chérissez n’est-ce pas ? Entre vrais journalistes payés et contributeurs bénévoles prêts à prêter leur plume en quête de visibilité, la différence est mince. Vous vous gardez bien d’ailleurs de préciser quand est-ce que l’auteur est rémunéré ou non. Curieux pour des apôtres de l’anti tout-gratuit…

Et surtout, vous avez totalement raté l’approche commerciale. Vous aviez peur de finir comme l’industrie du disque, « ravagée » par le piratage, ce faisant vous avez manqué les enseignements principaux qu’il fallait en tirer :

  1.  Ne pas habituer les internautes au gratuit. Ils n’en reviendront pas. Les utilisateurs d’iTruc sont habitués à payer car les « apps » ont commencé payantes, pas gratuites. Ce genre d’habitude est particulièrement indécrottable.
  2. Innover, constamment. Comment a-t-on pu endiguer le piratage ? Spotify, Deezer, Youtube ont été plus efficace que toutes les lois tentées jusqu’à présent.

Vous avez d’abord conçu vos sites comme des « versions d’essai » du journal papier, donc gratuits. Petit à petit, vous avez ajouté du contenu, jusqu’à faire de ces sites de vrais journaux, sans penser une seule seconde au financement. Résultat ? Le journal en ligne le plus rentable est le pure-player Mediapart, qui s’est conçu autour du web dès le début et a su rentre attractif ses abonnements. Loin de faire une auto-critique, vous vous êtes obstinés et avez cherché le problème ailleurs.

Vous avez dénoncé une TVA différente, montrant au passage à ceux qui l’ignoraient (aka, moi) que la presse avait le plus faible (!) taux de TVA en France : 2.1%. C’est moins que l’eau, l’électricité ou la nourriture, dont on pourrait débattre de l’utilité relative par rapport à un journal papier !

Ne réussissant à convaincre le politique de l’importaaaaance de cet alignement de taux, vous avez donc cherché votre bouc émissaire. J’imagine qu’à ce moment précis, le webmaster est arrivé avec les dernières statistiques de visites du site et a évoqué le nom de « Google » ; aussitôt vous est venue cette illumination que Google serait votre ennemi juré qui vous vole votre or.

On entend donc parler depuis plusieurs mois de cette fameuse « Taxe Google ». Bien entendu, difficile pour un socialiste de résister à l’appel de la taxe, vous avez donc toute la troupe de minustres hollandaise pour vous soutenir dans cette noble quête. Le concept de taxe Google est en fait assez simple à comprendre pour quiconque n’ayant pas les connaissances de base en économie.

Google référence vos sites (gratuits) et les indexe, incluant des extraits, dans le but de générer du profit. En échange de cette copie, Google vous amène un trafic non négligeable, puisqu’il est dans les habitude des internautes de tout chercher sur Google, même pour taper « lemonde.fr ».

Raisonnement logique à tirer de fonctionnement : c’est ce que l’on appelle de l’enrichissement mutuel, chacun est gagnant, Google vend ses pubs et vous gagnez des visiteurs (et pas qu’un peu).
Raisonnement socialiste : Ce tyran capitaliste de Google gagne de l’argent sur le dos des journaux et doit le leur redonner !

Passons sur le manque total de logique de ce propos et essayons de le comprendre. Google recopie et indexe du contenu accessible parfaitement gratuitement. Non, attendez, je le refais : Google recopie et indexe du contenu que VOUS avez mis en libre accès gratuitement. Il me semble que si cela était un réel problème il suffirait d’ajouter une simple règle pour indiquer à Google de ne pas indexer votre site.

Chose impensable, car, vous perdriez alors tout le trafic amené par Google.

Je ne comprends pas comment vous pouvez soutenir, tout en restant sérieux, que Google vous cause du tord. Si c’était réellement le cas, vous pourriez vous en séparer. Au lieu de cela, vous réclamez le beurre et l’argent du beurre. Google doit vous payer pour l’indexation, en plus du trafic gracieusement amené par ce dernier.

Formidable pour le gouvernement, qui trouve là une nouvelle taxe à mettre en œuvre, qui plus est lui apportant une plus grande prise sur une presse déjà largement subventionnée et défiscalisée. Tenir un contre-pouvoir à sa merci, toujours très utile en temps de crise.

Finalement, la grande question principale (et pourtant éludée) dans cette histoire, est de savoir comment se peut-il que vous soyez les seuls de la toile à ne pas réussir à monétiser un trafic pareil…

Le Manchot Enragé

Lettre ouverte a mon depute

Monsieur le Député,

Ce premier janvier, j’ai fait mes valises pour l’Irlande et je souhaitais vous en exposer les motifs ici.

Tout d’abord, je pars car le travail vient à manquer. Développeur web pendant deux ans à la société WMG Informatique, j’ai été licencié économique quand elle vint à fermer ses portes, frappée par la crise. Découverte du chômage pour moi, qui ai eu la chance de trouver un emploi à la sortie de mes études. Or, l’emploi informatique est en berne et les offres se comptent sur la main d’un boucher aveugle. Les entreprises ne recrutent plus et espèrent tenir une année 2013 plus qu’incertaine.

Ensuite il y a eu Pôle-Emploi et le « Contrat de Sécurisation Professionnel » dont je fus effaré de découvrir les clauses. Pour ceux qui ne le connaissent pas, le CSP permet de conserver pendant un an de 80% du précédent salaire brut (au lieu de 57%) lors d’un licenciement économique après plus de 2 ans de salariat. La finalité de ce contrat étant de faciliter pour les bénéficiaires le fait de retrouver un CDI. Intention louable s’il en est une, mais qui se traduit par deux clauses ahurissantes :

  • Tout CDD de moins de 14 jours annule le CSP (alors qu’entre 14 jours et 6 mois il n’est que suspendu)
  • Toute création ou reprise d’entreprise annule le CSP

J’ai pris rendez-vous fin novembre avec une conseillère spécialiste pour créer un statut d’auto-entrepreneur, car j’avais des opportunités pour décembre de quelques travaux ; insuffisants pour constituer un salaire mais je n’aime pas rester dans l’inaction. La conseillère m’a alors informé de cette clause et m’a expliqué que je passerai d’une rémunération de 1200€ mensuels à 855€, desquels je devais déduire le CA réalisé en tant qu’AE, sans compter les 20% de taxes du régime ainsi que tous les frais occasionnés (déplacement, nourriture) ! Quand j’ai demandé s’il était possible d’effectuer ces travaux en CDD, elle m’a expliqué que le problème serait le même car en-dessous des 14 jours minimum pour ne pas perdre le CSP !

Je me suis donc retrouvé dans la situation aberrante où tenter honnêtement de travailler un peu pour ne pas me reposer uniquement sur les ASSEDIC menait directement à une perte nette d’au moins un tiers de mes revenus ! Vous comprendrez dans ces conditions que je n’allais pas m’engager dans un parcours administratif pour travailler, payer des frais afférents, pour au final perdre de l’argent ! Ma situation financière actuelle (aidée par les retards de versement des ASSEDIC) ne me permettait pas ce luxe.

Autre motif de mon départ, la persécution (pour ne pas dire la chasse aux sorcières) des créateurs d’entreprises. Votre famille politique, autrefois attachés à la cause (louable !) d’améliorer les conditions de vie des travailleurs, semble avoir totalement oublié ces derniers pour se concentrer sur une haine farouche de tous les patrons, des propriétaires, des riches. Le candidat Hollande ayant clairement choisi ses alliés lors de la campagne a introduit le concept de tranche à 75%, puis lors de son exercice de président nous avons successivement eu droit aux frasques de Montebourg à l’idéologie -disons le- communiste et du premier ministre Ayrault, se permettant d’insulter un français de « minable » (sic) sur une chaîne de grande audience à 20h, à cause de son exil fiscal !

Outre ces déclarations il y a aussi des actes, comme le PLF 2013, qui complexifie une taxation du capital déjà obscure et dissuade tout investisseur de venir (rester ?) en France. J’avais un projet de PME en lien avec d’autres personnes pour l’année prochaine, je préfère me retirer plutôt que de prendre des risques financiers et consacrer des semaines de travail entières pour, au final, voir tout espoir de retour financier partir en impôts sans aucune autre forme de procès.

Cet état d’esprit anti-entreprises et cette incapacité pour les gouvernements français successifs depuis 20 ans à inverser la courbe du chômage me poussent à aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, à sillonner l’Europe tant que cela est possible.

Je vous sais monsieur le député homme intelligent et à l’écoute, je tenais donc à vous adresser ces mots afin de vous montrer ces injustices.

Le Manchot Enragé

Neutralite du net & fournisseurs d’eau

Parce que le débat sur la Neutralité du Net (re)fait rage, notamment du côté des FAI qui ont du mal à encaisser le débit Youtube & cie, je tenais à remettre une ou deux choses au point que semblent avoir oublié les commerciaux de ces fameux FAI.

Imaginez une compagnie d’eau du début du XXème siècle, nommée Bleu, qui installe des tuyaux d’eau chez les gens. Étant donné que la consommation d’eau de l’époque très faible, cette compagnie décide de ne pas comptabiliser l’eau utilisée par les clients et facture un montant unique par foyer, par souci de facilité et pour afficher comme argument de vente « Chez Bleu, l’eau est illimitée ! ».
Le succès arrive très vite et la société engrange de gros bénéfices suite à l’installation de nombreuses nouvelles lignes. Tout va bien pour Bleu, même après l’arrivée de concurrents (Libre, Martin & SFE) qui l’ont contraint à baisser ses prix.

Sauf que Toi & Tube, spécialiste de la plomberie-chauffage, lance un produit révolutionnaire : le chauffe-eau ! Au départ confidentiel, ce produit se répand comme une traînée de poudre chez les particuliers, qui en profitent pour s’équiper de douches et baignoires, au lieu de faire bouillir une bassine d’eau sur le feu.

Branle-bas de combat chez les fournisseurs d’accès à l’eau (FAE), qui voient la consommation d’eau exploser mais les rentrées d’argent stagner, car le forfait unique « illimité » reste la règle. Ils ragent, bouillent de colère et accusent Toi & Tube de leur faire de l’ombre. En effet, à cause de Toi & Tube, ils vont devoir revoir leur infrastructures pour être plus efficace et décupler les débits d’eau, alors que leurs marges sont déjà au plus bas. Ils trouvent anormal que Toi & Tube gagne de l’argent sans leur reverser le moindre centime. Après tout, sans eux, Toi & Tube n’aurait jamais pu développer un tel business !

Bleu développe alors un stratagème peu appréciable ; remarquant que le soir, après 20 heures, il y a un grand pic de consommation d’eau, ils installent discrètement des capteurs sur la plomberies des clients et brident la quantité d’eau qui arrive jusqu’à la douche durant ces heures pleines. Les usagers, courroucés par leur mince filet d’eau, apprennent que pour bénéficier du plein débit de douche il faut payer un supplément. « Foutaises ! rétorquent-ils, Je paie pour de l’illimité, et voilà que l’eau m’est bridée ! » Les plus malins d’entre eux auront trouvé le capteur et dévieront l’eau du robinet vers la salle de bain, mais peu d’entre eux sont si habiles de la clé à molette. Alors, certains décideront de payer, d’autres prendront leur douche le matin, espérant que chacun n’ait pas la même idée.

La Ministre de l’Économie Liquide, fraîchement nommée, s’apitoiera du sort des FAE et tentera de parlementer avec Toi & Tube, afin de leur faire accepter une taxe sur la vente des ballons d’eau chaude pour financer une meilleure infrastructure de l’eau.

 

Je pense que ma comparaison était assez explicite et que vous avez compris l’idiotie des FAI de vouloir faire payer Youtube. Soit l’on vend de l’illimité et on est prêt à l’assumer, soit on facture au débit, mais dissocier selon le site revient à s’introduire chez les particuliers et enregistrer l’usage qu’ils font du débit.
Je ne vous referais pas le speech du droit à se faire de l’argent en s’aidant du travail des autres, je ne pense pas que Microsoft demande un pourcentage du bénéfice des sociétés utilisant sa suite office, prétextant la hausse de productivité obtenue par leurs produits.

Donc, messieurs Free, Orange, Bouygues et SFR, proposez un forfait au volume, ça ne choque personne pour l’électricité, le gaz, l’eau, pourquoi pas Internet ?

Le Manchot Enragé

2012 – La Socialie s’empare de la Culture

Salux !

Le changement c’est maintenant nous a-t-on promis. En tous cas, le ton est différent qu’en 2008 sur le partage puisque nous avons Filippetti à la culture, assistée de Lescure pour la mission de rénovation de l’usine à gaz HADOPI. Je ne commenterai pas l’actualité récente de ces deux personnages, qui admettons-le se résume à quelques déclarations faites à la va-vite sans dossier concret.

Néanmoins il serait bon de se replonger dans le sujet car même si peu d’entre nous espèrent un vrai changement de la part du gouvernement Ayrault sur le sujet d’Internet et du partage, une profonde différence idéologique différencie les prédécesseurs sarkozystes de MM Filippetti.

Il était à peine dissimulé en 2008 que la réforme du droit d’auteur entamée par HADOPI n’était qu’un trompe-l’oeil dont le but sous-terrain-dont-tout-le-monde-avait-conscience était de faire plaisir aux copains de l’industrie du divertissement. Pour ceux qui l’auraient oublié, le rapport Oliviennes, qui avait servit de ciment au projet de loi, fût écrit par l’homme d’affaire éponyme, entre son départ de la FNAC et la direction d’Europe 1. Un homme -certes- habitué aux rouages du milieu du disque, mais dont l’objectivité laissait à désirer.

Le quinquennat Sarkozy, fût marqué par cette idéologie de la « République des Copains », au mépris des français dont on ne sait toujours pas ce qu’ils ont gagné de HADOPI, censée résoudre tous les maux.

Le socialisme, me dit-on, n’est point cela. Grand Dieu que me voilà rassuré, plus de Pascal Nègre à la sortie de l’Assemblée Nationale à discuter de ce qu’il faut voter avec l’ami Frédéric (que l’on salue au passage et dont nous nous félicitons de son départ du gouvernement).

Le socialisme, que l’on puisse dire de ces derniers mois, se résume à plus de taxations. Filippetti maintiendra la taxation des opérateurs ADSL pour préserver l’audiovisuel public exempt de publicités. Je conseille au passage à madame la ministre de se pencher sur la vente de ballons de baudruche, qui pourraient être une bonne source de revenus pour financer France Télévision, puisque apparemment vous aimez taxer une chose pour en financer une autre sans que les deux ne soient liées.

Si nous revenons aux débats de 2008, la licence globale a fait plusieurs fois son irruption. De même en 2005 lors de la DADVSI, toujours par les socialistes (et la gauche dans son ensemble, puisque EELV et le FDG l’avaient incorporé dans leurs programmes présidentiels). Elle pourrait resurgir lors de la mission de rénovation de la HADOPI et je doute fort qu’aucun parlementaire n’amène ce sujet sur le tapis. Pour notre plus grand plaisir ? Malheureusement non.

Pourquoi la licence globale est une mauvaise chose ?

Petite cure de rappel des raisons qui font que la licence globale n’est pas la solution.

Parce qu’elle contourne le problème. Ou plutôt, elle le masque. Le problème de fond depuis plus de 10 ans maintenant est que le droit d’auteur n’est pas adapté à l’univers numérique. Je suis profondément attaché à la propriété intellectuelle, mais il nous faut reconnaître que certains choix n’auraient jamais du être faits et d’autres l’ont été dans un univers sans Internet. Une réforme s’impose et la licence globale ne fait que la repousser.

Parce qu’elle instaure un régime d’exception aux contours flous. Qui en bénéficiera ? Les artistes ? Les musiciens ? Les interprètes ? Seuls ceux enregistrés à la SACEM ? Le monde du cinéma ? Va-t-on vers un avatar public de ceci ? Confinerait-on un problème du droit d’auteur en général au seul périmètre de la culture, alors que nous aussi, développeurs, sommes concernés ?

Parce qu’elle créera une instance publique incontrôlable et anti-démocratique. Comme toute autorité « indépendante », celle qui gérerait la licence globale (HADOPI ?) verra son bureau composé d’un tiers par le président de la république, un tiers par le sénat et un tiers par l’assemblée nationale. Soit un magnifique triptyque socialiste indéboulonnable dont on ne pourra s’extraire.

Parce qu’elle creusera le déficit public. Je ne pense même pas avoir besoin de m’expliquer sur ce point tant c’est une évidence.

Parce qu’elle sapera toute initiative privée. Le budget « licence globale » grévera chez les ménages tout budget de type Spotify ou Deezer. Adieu l’innovation, bonjour Pole Emploi pour de nombreux développeurs.

Parce qu’elle se base sur un droit qui n’existe pas. Avec tout le respect que j’ai pour mes amis artistes, je me dois de rappeler que le salaire naît de la création de richesse. Le « Droit à une rémunération contre échanges hors-marchés » n’existe nulle part.

Poser la légitimité du droit de copier

C’est un problème de droit qui est posé, nous ne pourrons le résoudre que part le droit. Cory Doctorow l’a brillamment décortiqué dans cette vidéo, expliquant que l’on ne peut ôter le partage illégal d’Internet puisque ce dernier est un outil de transmission d’information, quelque soit l’information en question.

Pouvoir copier une information, quelle qu’elle soit, fichier informatique ou non, légale ou non, est un droit (qui devrait être) inaliénable, de part la nature même de l’objet : c’est à dire rien. N’oublions pas que, d’une façon très terre à terre, une information ce n’est rien. Elle n’a de la valeur que si on lui en accorde, ce faisant les échanges dits « hors marché » ne peuvent en aucun pas pénaliser qui que ce soit. Vendre un fichier sous copyright sans le respecter, c’est cependant faire fi de cette valeur ; ce que nous reprochions à la galaxie mega avant sa coupure.

La forme actuelle du droit d’auteur, revue et augmentée par quelques décennies de république des copains d’abord, tranche ce conflit entre droit des auteurs et droit des internautes en très forte faveur de ces premiers. Il faudra pour eux réapprendre Internet et comprendre que leurs droits, si légitime soient-ils, ne peuvent prévaloir sur la liberté d’expression et de communication.

Parce qu’aucune issue n’est possible hors d’une dictature orwellienne à la politique répressive actuelle, le droit d’auteur devra se réformer pour sortir de cette impasse en reconnaissant à chaque individu de disposer librement de l’information qu’il possède ; que ses connaissances sont en sa propriété (qu’elles soient stockées dans son cerveau ou ses disques durs) et qu’à ce titre nul ne peut s’opposer à ce que deux individus en échangent gratuitement.

Petit mot de fin pour dire que je pense qu’après toutes ces années de socialisme -de droite comme de gauche- nous savons qu’il vaut mieux pour Internet que l’état s’en tienne le plus loin possible. Surtout quand les mots « financement », « contribution », « licence » interviennent, signifiant automatiquement de nouvelles taxes à la nécessité douteuse mais à effet constant : arroser quelques amis bien placés et s’assurer de sa prochaine réélection.

Le Manchot Enragé

Pourquoi le Parti Pirate peut (doit ?) etre un parti liberal

Salux !

J’ai depuis un certain temps la désagréable impression que le Parti Pirate tourne façon parti de gauche contestataire ; or on sait que ce genre de partis est voué à l’échec (le NPA en est un exemple cuisant).

Je propose donc ce court billet (qui est plus un début de piste de brouillon de réflexion qu’autre chose) car je considère que la mentalité hacker et pirate est applicable à la politique, et qu’au contraire d’une logique contestataire gauchiste c’est la liberté qui doit primer.

Surtout, chose qui me désole, c’est qu’avec HADOPI nous nous sommes battus à corps et à cris pour que l’État laisse internet tranquille et que la régulation du marché de l’industrie du divertissement se fasse par elle-même. Si ça, ce n’est pas du libéralise pur et simple…

For Teh Lulz

Déjà, premier point et pierre angulaire de la pensée hacker (et chose royalement délaissée au passage), l’humour inhérent à ce mouvement. Vous pouvez venir avec les idées et les réflexions les plus sérieuses du monde, si vous n’acceptez pas la dénomination « pirate » et le folklore qui l’entoure, peut-être n’avez vous pas grand chose à y faire.

Ce qui explique les dénominations de certaines parties du forum de type « Tortuga » ou autres. Cette humour *doit* rester omniprésent, même dans les meetings, même dans la communication officielle (les affiches du PPde étaient formidables de ce point de vue), sinon nous ne serons qu’un parti de cravates comme un autre.

Et, personnellement, s’il n’y avait pas cet humour (finir l’apéro pirate moitié bourrés devant un film de zombies à 3h du mat), je n’y serai pas.

Do what you do ’cause a pirate lives free

Nous arrivons au point central : à chaque ajout dans le programme, chaque chapitre abordé doit répondre à cette supposition : Un pirate fait ce qu’il veut parce qu’il est libre.

Dialectique du hacker

J’ai notamment repéré deux acronymes très courants dans le logiciel libre et l’univers hacker, qui m’ont aidé à poser cette base de réflexion.

  • KISS (Keep It Simple, Stupid) : quand deux solutions sont présentées, toujours prendre la plus simple. Quand on voit la complexité des institutions actuelles, on se dit que rien n’est moins impossible…
  • DIY (Do It Yourself) : si ça ne n’est pas de la méritocratie je n’en veux pas !
Voyons un peu quels angles d’approche peuvent être pris sur ces sujets :

Emploi/chômage

Première question posée aux politiques lors d’interview, à laquelle ils sont bien embêtés pour répondre. Et pour cause ! Les politiques ne sont pas à l’origine du chômage actuel et n’y peuvent rien. Inutile de demander à De Montebourg d’intervenir là où il ne peut que croiser les bras et regarder le navire sombrer.

Seul angle d’attaque possible : réduire/faire sauter le SMIC ou taper dans les charges. Je doute que les syndicats apprécient.

Donc, pour le coup, DIY ! Faîtes un emprunt, montez une coopérative, changez d’orientation, reprenez une formation, une reconversion, peu importe, mais ne demandez pas à l’État de maintenir sous perfusion une usine qui n’est plus rentable. La politique, ce n’est pas que glisser un bulletin dans une urne, c’est chaque acte que nous accomplissons. En ce sens, le Parti Pirate peut soutenir des initiatives (comme il le fait avec le Logiciel Libre), mais il ne peut en aucun cas amener dans son programme politique une solution toute faite ou l’État-providence s’occuperait de tout.

PS : et le premier qui me sort le RdB comme remède, je lui colle un coup de tromblon dans son gauchisme.

Fiscalité

J’avoue, je ne suis pas fiscaliste. Mais quand je mets le nez dedans, ma tronche ressemble à ça :

Imaginez alors un seul instant un geek (moi ?) à qui l’on confie le dossier de la fiscalité : il écrirait un programme d’une simplicité déconcertante du type :

imposition = totaux revenus * taux unique

Vous m’avez bien lu. Un taux unique. Une flat tax. En terme de temps processeurs fonctionnaires, l’économie est flagrante ! Et en matière de justice fiscale, le premier qui me dit que ce système n’est pas juste me fera une dissertation en quatre pages pour m’expliquer en quoi l’actuel serait plus juste.

Ça signifie faire aussi un ménage titanesque dans les niches fiscales et autres cadeaux électoraux accordés depuis trop longtemps. Je sais, c’est pas vendeur comme programme, mais il faut bien y passer.

Disparition Décentralisation de l’État

Nous les geeks n’aimons pas tout ce qui est centralisé. Du tout.

Au contraire : on aime bien les petites communautés indépendantes qui fonctionnent chacune avec leurs spécificités. Il faut donner plus de moyens et plus de pouvoirs aux collectivités, car s’il est difficile d’obtenir un consensus à échelle nationale il est bien plus aisé de laisser chaque ville fonctionner selon le bon vouloir de ses habitants. Les décisions seront bien plus rapides à prendre et bien plus adaptées au contexte local.

… et l’industrie du divertissement ?

Je ne peux pas faire un tel billet sans parler d’Universal et compagnie. Après la guerre faite aux internautes, croyez-moi, je prendrais un malin plaisir à décortiquer ce cartel et à en pointer toutes les interventions de l’État pour les sucrer. Oui, l’industrie du divertissement doit se séparer du biberon étatiste et se financer seule.

Cannabis ? Mariage gay ?

Ce sont des débats qui ont déjà eu lieu en interne, je le sais, et les membres les ont acceptés dans le programme compatible, mais je souhaitais revenir sur ces points pour appuyer leur légitimité dans notre programme.

Ce sont aussi des portes ouvertes vers d’autres débats ! Pourquoi ne pas parler bioéthique ? J’ai toujours affiché un attachement personnel à la légalisation de la GPA, pourquoi ne pas ressortir ce débat ?

En bref,

Ce n’étaient, comme je l’ai dit, que des ébauches de pistes de réflexion, mais je pense que le manque de popularité du PPfr vient surtout de son étatisme impérial dans le programme (et qui bizarrement se ressent aussi dans l’omniprésence du CAP).

Des partis contestataires, il y en a, des partis étatistes, il n’y a quasiment que ça. Et si nous parlions liberté, pour changer ?

Le Manchot Enragé

Manu chez les gauchistes – une libre epopee

Salux !

Petit carnet de bord

Comme vous le savez peut-être, je n’aurai pas l’occasion de me présenter cette année aux législatives dans ma circonscription (1ère d’Angers), par manque de dynamique, d’argent et de temps. Ne souhaitant pas rester les bras croisés en ces périodes troubles, j’ai décidé de rejoindre l’équipe de campagne de Jamila Delmotte pour Europe Ecologie Les Verts.

Ceux qui me connaissent seront étonnés de ce revirement politique. Je suis en effet à tendance libérale très prononcée et tiens des propos qui hérissent les cheveux de mes amis de gauche (ceux de droite aussi, c’est dire…)

Je ne renie aucunement ces idées. Je considère toujours que l’Etat est une entité qui doit s’effacer au profit d’un modèle plus décentralisé (plus de pouvoir aux régions, collectivités & l’Europe) et moins interventionniste dans de nombreux domaines. Je considère toujours que la retraite à 62 ans est une nécessité démographique, que les charges sur les salaires sont injustement élevées.

Je me reconnais personnellement dans le discours de Bayrou. J’aurais pu faire partie d’une équipe de campagne locale et me retrouver avec des personnes de la même sensibilité que la mienne, certes.

Mais je vois deux raisons pour lesquelles j’ai préféré rejoindre EELV et mettre de côté mes idéaux économiques le temps de cette campagne.

Première raison, cela rejoint mon vote à Eva Joly au premier tour, qui fût un vote de sanction :

  • Un vote sanction contre dix années de dénigrement et de combat contre Internet et les libertés numériques. Nous sommes à un tournant de notre civilisation et Internet est toujours considéré comme un jouet, un minitel 2.0.
  • Un vote sanction contre le service public sacrifié sur l’autel du logiciel propriétaire, alors que le Logiciel Libre n’enchaîne pas ses utilisateurs dans des formats verrouillés et créé des emplois locaux.
  • Un vote sanction contre l’ignorance totale de la communauté LGBT qui souffre toujours de la discrimination et dont de nombreuses familles sont dans des situations légales précaires.
  • Un vote sanction contre cette droite qui n’hésite pas à verser dans l’homophobie et islamophobie pour quelques voix de l’électorat frontiste et catholique.
  • Un vote sanction contre une assemblée nationale qui restera détenue par l’UMPS tant que la proportionnelle ne sera pas mise en oeuvre.
  • Un vote sanction contre un gouvernement qui n’a pas su engager de transition écologique pourtant indispensable.

Enfin (et surtout), un attachement personnel à l’équipe locale EELV, qui est présente sur tous les combats qui me tiennent à coeur. Lors des manifestations contre le traité ACTA, les militants EELV ont toujours été d’un grand soutien. Je n’ai jamais vu de libéraux venir manifester. De même à Quazar, où j’ai plus vu de militants EELV que des autres partis.

Leur vision des libertés numériques est proche de la mienne (seul point de désaccord, la licence globale qu’ils prônent) et parfaitement compatibles, là où j’entretiens un désaccord avec de nombreux libéraux (qui soutiennent les brevets et un renforcement du droit d’auteur pour certains).

Je veux par ce soutien envoyer un signal fort aux grands partis : une réforme des institutions politiques est nécessaire, de nombreuses libertés nous sont indûment ôtées, la transition écologique n’a que trop tardé.

Je l’ai toujours dit, je rejette toute appartenance à un parti. J’ai librement décidé de rejoindre l’équipe de Jamila, cela ne préfigure en rien de la suite. J’espère que le Parti Pirate aura su créer une dynamique pour fédérer autour d’un projet que j’espère tant libéral que libertaire et surtout profondément ancré dans la culture hacker ; une alternative qui manque au décor politique français.

Le Manchot Enragé

PS : je précise que tout ceci est à titre purement personnel et n’engage en rien ni le Parti Pirate ni la section locale ;)

Cafe debat avec Paul Jeanneteau

Salux !

Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas, Paul Jeanneteau est le député (UMP) de ma circonscription (1ère Angers), candidat à sa réélection. Il organisait mardi soir un café/débat « Interpellez votre député sur tous les sujets qui vous préoccupent » pour les jeunes. Naturellement, j’y suis allé. Résultat mi-figue mi-raisin à titre personnel, je vous dévoile ici mes impressions.

Un de mes premiers regrets est que même s’il y a eu des débats très intéressants, nous n’avons pas eu le temps d’aborder des thématiques qui me sont chères comme la vidéo-surveillance, le flicage d’Internet ou autres. Une autre fois je l’espère !

Dernière parenthèse (et gros coup de gueule) avant d’entrer dans le vif du sujet, concernant la parité dans l’auditoire. J’ai bien compté, il n’y avait que quatre femmes (dont la suppléante de Mr Jeanneteau) sur plus de vingt personnes. Et je ne pense pas que ça soit un problème propre à l’UMP puisqu’à la réunion EELV à laquelle j’étais intervenu j’ai retrouvé un pourcentage proche.

Mesdemoiselles remuez-vous, ne laissez pas les hommes occuper seuls l’espace politique ! Et qu’on ne vienne pas me sortir l’éternelle excuse de « j’ai des enfants à m’occuper », je m’adresse aux lycéennes, étudiantes et jeunes actives qui étaient les grandes absentes de cette soirée. Vous n’aviez aucune raison d’être absentes.

Éclater les banlieues, réinsérer, former

Premier débat amorcé sur le chômage dans les banlieues. Sujet brûlant s’il en est un, duquel Mr Jeanneteau semblait savoir à quoi s’en tenir. Je ne m’y attarderai pas par manque de connaissances du sujet, mais en quelques mots :

Son diagnostic est que cette population est victime d’un chômage longue durée avant tout à cause d’un problème de formation. Sans nier la difficile situation économique actuelle, il dit rencontrer souvent des chefs d’entreprises en recherche de profils spécifiques difficiles à trouver. Il souhaiterait donc renforcer « l’école de la seconde chance », en désignant explicitement l’alternance. Discours que je ne peux qu’applaudir dans l’idée, même si je rappelle que l’AFPA a été considérablement affaiblie ces dernières années.

Au passage il aura souligné son attachement à l’alternance dans le cadre de la formation initiale, là aussi je soutiens l’idée mais suis demandeur de précisions quant au « comment ».

Je le remercie par ailleurs d’avoir réussi à parler chômage, banlieues et échec scolaire sans faire une seule fois allusion à la sécurité, l’islam ou l’immigration. Il existe semble-t-il des gens à l’UMP qui ne sombrent pas dans les amalgames faciles. Dommage qu’on ne les entende pas plus souvent, eux.

Soutien aux PME et réduction du coût du travail

Interpellé par un chef d’entreprise, Mr Jeanneteau a affirmé soutenir la TVA sociale (s’en est suivi un long débat digne d’un grand tripotement intellectuel sur la dénomination « sociale »). Fini le discours du « travailler plus pour gagner plus », le mot d’ordre est à la baisse du coût du travail (et donc l’embauche) en conservant intact notre modèle social.

Je ne saurais juger de la véracité de son discours, mais il aura affirmé que la TVA sociale n’a in fine pas de répercutions sur les prix de par la baisse du coût du travail. Propos que je relativiserai en me basant sur le précédent de la TVA à 5,5% dans la restauration qui n’a pas eu l’impact escompté sur les prix.

Je reste personnellement persuadé que toute baisse du coût du travail est bonne à prendre, car prélever 55% du salaire en charges (sans compter l’impôt sur le revenu) est juste indécent, d’autant plus que la qualité de la protection rendue en échange se dégrade sans cesse. Soit l’on protège en prélevant beaucoup, soit l’on délaisse sans toucher aux revenus du travail, mais rester coincé le cul entre deux chaises n’est plus une situation acceptable.

Ce chef d’entreprise aura rapidement évoqué l’élasticité du temps de travail (sous-entendu : retour aux 39h ?), question restée sans réponse malheureusement.

Questions de société

Sujets houleux s’ils y en a, ils ont réveillé les gauchistes qui sommeillaient au fond des jeunes écolos (coucou on vous a reconnus, bisous) (mais je vous aime bien quand même, hein) et embarrassé notre cher député.

En effet, bien que la discussion fût intéressante, j’aurais aimé savoir si oui ou non, si demain un texte de loi officialisait le mariage entre deux personnes de même sexe, Mr Jeanneteau le voterait. Question en suspens, je serais ravi d’éditer cette section pour y apporter réponse.

En revanche c’est un non définitif sur les « mères porteuses » qu’il a réaffirmé, même s’il ne semblait pas distinguer cette pratique de la GPA. J’ai toujours affiché mon refus des premières et mon soutien aux secondes, j’espère que nous aurons l’occasion d’en discuter, d’autant que sa suppléante semble être une femme au courant de ces choses.

Bref,

Ce fût sympa, j’attends la suite avec impatience. Cela vient surtout renforcer mon impression que la politique nationale est totalement dénuée d’intérêts car déconnectée de ses électeurs, fuyant le débat d’idées au profit de petites phrases. Je préfère de loin le genre de discussions que nous eûmes hier soir, même si nous ne sommes pas du même bord politique.

D’ailleurs, messieurs mesdames les candidat(e)s aux législatives de la 1ère circonscription, je serais ravi venir à ce genre de débats si vous en organisiez (Mr Belot si d’aventure vous me lisez, ceci est un appel).

Le Manchot Enragé